Au Moyen-Âge, la Bible était-elle était le seul livre autorisé dans les foyers de la chrétienté?

Non, c’est même le contraire, puisque la Bible souvent été interdite aux simples fidèles!

Loin de vouloir la diffuser, les autorités ecclésiastiques ont fréquemment cherché à maintenir une exclusivité dans l’accès à la Bible. Ainsi, par exemple, en 1229, le Concile de Toulouse affirme: « Nous prohibons qu’on permette aux laïcs d’avoir les livres de l’Ancien et du Nouveau Testament ».

Bien évidemment, la question est formulée de manière très vague. La notion de « Moyen-Âge » est un découpage extrêmement artificiel et réducteur d’une période plus mille ans d’Histoire. De même faudrait-il encore s’entendre sur ce que recouvre le terme de « chrétienté ». Enfin, il faut rappeler que jusqu’à l’essor de l’imprimerie, le livre était un objet précieux et monumental que bien peu de foyers pouvaient songer à s’offrir.

L’idée même d’une traduction de la Bible dans une langue compréhensible du peuple est longtemps combattue par l’Église. La volonté de traduire la Bible pour la mettre à la portée du plus grand nombre est une des idées forces des Réformateurs du XVIe siècle. De là découle également la volonté de mettre l’enseignement à la portée de tous. Ainsi, bon nombre d’écoles et d’universités trouvent leur origine dans ce mouvement qui veut rendre la Bible accessible aux croyants tout en mettant fin au rôle d’intermédiaire entre Dieu et le hommes que prétendait jouer jusque-là le clergé.

N’en déplaise à la chanson, l’école pour tous doit bien plus aux Réformateurs qu’à Charlemagne!

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Soli Deo Gloria.